Me revoici de retour sur le net après un été à skuatter le pc de mon amoureux...
Maintenant j'ai la wifi, 4kilos perdus (pourquoi n'est-ce pas irréversible?...), deux chats qui m'ont adoptée rapidement, un salaire plutôt bon, une vie sexuelle trépidente...Mais assez peu de temps pour visiter Bruxelles (qui cela dit en passant est une ville magnifique).
Autant dire tout de suite que je ne regrette pour rien au monde la vie parisienne. Et pourtant ça fait toujours bizarre, les souvenirs et autres bribes du passé. En fait, un seul manque: Elisa et Morgane. Mes parents me téléphonent quelques fois, et tout se passe très bien; loin des yeux, près du coeur...je ne me suis jamais aussi bien "entendue" avec eux. Vive l'expatriation.
Rien de spécial à déclarer sinon; je profite tant que je peux de la vie à deux, avec son lot de joies et de peines, mais dans l'ensemble, c'est plutôt génial. J'ai l'impression de m'assagir de jour en jour, je pense avoir (encore) changé. Même s'il reste du chemin, et pas qu'un peu...Mais après tout, vive la liberté (en couple tout de même), le pain de ce jour et les factures toutes payées avec presque pas de retard!
Amoureuse française j'étais, amoureuse belge je suis. (en plus des 4kilos, j'ai perdu mon sens des formules bien tournées. Eh, quoi, je n'ai même plus le temps de continuer mon roman...j'espère retrouver vite fait bien fait mon inspiration littéraire - au moins, je lis énormément, c'est déjà ça...).
Je suis tjrs aussi dépensière, au grand dam de mon copain. Moi, du moment qu'il reste des sous pour le loyer et les factures, je m'en fous un peu, c'est vrai...
Nous allons partir bientôt en vacances, chéri et moi. Aucune destination imposée, du moins pas encore. Je croise les doigts pour Cuba...
et je suis obligée de me séparer de mon miroir style Versailles, snif...je l'adore ce miroir. Bon c'est du toc, mais il est superbe tout de même!
que dire de mes livres aussi...pas la place pour tous, alors on doit faire un choix, difficile, n'en prendre que quelques uns...c'est dur.
il me reste encore pas mal de fringues à caser, et je crois que parti comme c'est je vais devoir refaire le tri dans ce qui absolument necessaire (vêtements d'été) et ce qui ne l'est pas (mes magnifiques pulls bien épais - je suis une fille très frileuse l'hiver).
et je ne me suis pas encore attaquée à mon maquillage et mes produits de beauté (ni mon fer à friser, etc, etc).
je sais pourtant que je pourrai revenir plus tard, mais bon. ça me rappelle toutes les fois où j'ai déménagé l'année derniere. A chaque fois qu'on quitte un lieu, on se sépare à jamais d'un objet, ou d'un truc qui nous manquera cruellement plus tard. Enfin, en tout cas, ça m'est arrivé toutes les fois où j'ai quitté mes apparts.
et bien sur, je suis on-ne-peut-plus certaine que je vais oublier des trucs mega importants. Je ne saurai pas quoi vous dire bien sur, sinon je ne les oublierai pas! Mais je suis prete à parier que dans quelques jours ou quelques semaines je vais me dire "ahhhhh merde, j'ai pas pris ça!!!".
alors adieu ma petite télé, adieu ma petite chaine hi-fi, adieu mon miroir Versaillais, adieu mes milliers de livres (et ma collection complete de Chair-de-poule qui a bercé toute mon enfance). Adieu le papier paint jaune (il est très joli), adieu le parquet bleuté (très beau aussi même s'il y a plein de taches de peinture partout...), adieu les fleurs séchées dans les vases, et adieu les vases...
je suis stressée. Demain je file chez carrefour pour réclamer mon chèque (ben oui hein), et peut être signer mon contrat - PAS à carrefour, non non non, dieu soit loué .(à moins que ça soit mardi, mais bordel j'aimerais bien etre INFORMEE, parce que bon je me casse mercredi tout de même, ça va être serré serré).
Là-bas, quasiment par hasard j'ai trouvé du travail (et un VRAI travail, pas caissière, ni remplisseuse de hot-dogs, ou que sais-je...).
Le moral est au beau fixe, enfin tout est mêlé d'une certaine excitation, et d'une tout aussi certaine crainte. De quoi pourrais-je avoir peur: de me vautrer, de me sentir seule en Belgique (je ne pense pas mais sait-on jamais), de la paperasse à remplir (ai toujours eu horreur de ça)?
Je ferais au mieux, et on verra bien.
Tout à l'heure j'ai donc pris le metro, et je n'avais qu'une envie: me casser aussitot de Paris. Je crois que je me suis mise à haïr cette ville (oui enfin, surtout ses habitants). Ils sont stressés, ils puent, ils adorent vous fixer et vous découvrir ainsi, par le regard (de vrais psychopathes). Et je ne parlerai pas de leur agressivité naturelle, je suis trop crevée ce soir.
J'ai hâte de repartir...mon père ne sera pas là mercredi (jour de mon depart pour bruxelles, donc avec une enoooooorme valise). Vers 18h...si quelqu'un a une voiture, (oui je passe une annonce, rien à perdre), je suis preneuse...je paierai l'essence, euh.... ^__^
(oui, aucune envie de tirer cette enorme valise dans le rer, puis le metro parisien, à croire qu'ils ne connaissent pas les ESCALATORS ces cons de parisiens...alors si vous etes véhiculés, que vous habitez paris ou sa banlieue, et que vous etes dispos mercredi....merci par avance.
j'attends demain ou lundi pour l'annoncer à mes parents. Une flemme immense m'envahit alors même que j'imagine leur réaction (surtout celle de ma mère) et les longues tirades d'explication répétées que je vais devoir fournir. Ma mère est un vampire émotionnel: elle vous fait répéter, encore, encore, et encore, jusqu'à ce que vous n'ayez plus de salive.
Je ramassais les quelques vêtements qui traînaient au pied du lit, et je prenais une douche. J’avais réussi à calculer le temps exact que ça me prendrait pour sentir bon juste pour son arrivée, avoir l’air belle et fraîche, détendue, tout sauf désespérée par la peur de ne pas le voir ce soir.
Je laissais la porte ouverte, j’aimais l’entendre entrer, sentir son parfum envahir la pièce d’un coup, il sentait la rue, l’extérieur, et puis quelque chose de fruité, mais je n’ai jamais su quoi. Je lui souriais, il était le bienvenu, et je crois qu’il le savait, ça lui plaisait. Il fallait que ça lui plaise. J’avais peur qu’il ne revienne plus, alors je souriais, je l’embrassais comme une gosse, je le faisais rire. Tout était préparé avec précision ; mes sourires, mon regard, ma tenue, mon désir…tout en moi était tendu vers lui pour suggérer une idée du bonheur, mon idée du bonheur, la mienne, tout disait « ne pars plus ».
Et dans ma tête, je notais tout. Ses mots, le ton de sa voix, son humeur. Je ne posais aucune question, je crois que ça l’aurait fait fuir. Mais je retenais tout, le récit de sa journée, et lorsqu’il me racontait qu’il avait été à tel endroit, j’observais sa bouche, ses yeux, ses mains, pour entendre ce qu’il ne disait pas. Et je savais qu’il y avait du silence dans chacun de ses mots, dans chaque fait et geste, mais je me taisais et j’écoutais. Toujours aux aguets, je n’en perdais pas une miette. Bien sur, il mentait, et c’était son droit. Et bien sur, je le savais, mais c’était mon droit à moi d’écouter et de fermer ma gueule.
Je savais tout et rien ; mais j’imaginais. Sa voix changeait, à la fin d’une phrase, ou ses mains s’affolaient. C’était un signe. J’observais, je ne le lâchais pas du regard, et j’écoutais toutes les versions. Quand ça devenait trop fatiguant, je l’embrassais, je mordillais son oreille, et là enfin il pouvait se taire et ne plus mentir ; il était à moi. Et c’était mon idée du bonheur.
Un jour j’ai voulu savoir, savoir vraiment. Sans poser de questions, je l’ai laissé me dire « au revoir » et quitter mon appartement… je l’ai observé marcher dans la rue. J’étais cachée derrière mes rideaux, et je regardais. Lorsqu’il a tourné et disparu, je suis sortie de chez moi, et je l’ai suivi. Je ne savais pas ce que je trouverais au coin de la rue, une fille, peut être, à qui il aurait donné rendez vous, un ami assis à la terrasse d’un café. Je voulais savoir, et j’en tirais une jouissance particulière, douloureuse et brûlante.
Peut être que mon idée du bonheur était de souffrir, après tout. J’aurais pu taire ces voix qui venaient s’ajouter à son récit, et qui puaient ses mensonges ou tout simplement poser des questions, les vraies questions. Mais peut être que je n’ai jamais voulu rien savoir. Peut être que ça aurait voulu dire, le perdre, et le lâcher du regard.
Je l’ai suivi quand même, il marchait vite, et j’avais peur qu’il se retourne. Je sentais bien que j’étais à deux doigts de le perdre, de vue, et pour toujours. C’était jouissif, de suivre le bonheur sans qu’il me voie, de le prendre en filature. Et le bonheur marche vite. Il disparaît au coin des rues.
Je l’ai vu s’éloigner près des grandes avenues, et c’est là que j’ai arrêté ma course. Je n’avais rien vu, et c’était sans doute mieux comme ça, pas de fille, pas de flagrant délit, simplement la suspicion, encore et toujours. Je suis rentrée chez moi, j’ai pris une autre douche, je suis restée longtemps sous l’eau brûlante, et j’ai pensé à mon idée du bonheur. Il m’échappait. Mais il reviendrait demain, et tous les autres soirs, et il me raconterait des mensonges, mon bonheur.
Quand je suis sortie de ma douche, je souriais déjà, prête à l’accueillir à nouveau, prête à l’écouter. J’ai refait le lit, et je me suis assise près du téléphone. Le bonheur serait ponctuel, prévenant, et j’avais hâte de ne pas le quitter des yeux.
je m'étais dit que ça serait cool de commencer le matin, qu'il n'y aurait personne...
ERREUR.
les grilles du magasin n'étaient même pas ouvertes et déjà une armée de clients attendaient, avec leur caddie devant eux. On aurait dit des concurrents au grand marathon de carrefour. C'était presque comique. Et lorsque les grilles se sont ouvertes, ils se sont tous rués en même temps vers les rayons. Les gens sont motivés, bordel. ça faisait même limite "les envahisseurs nous attaquent, tous aux abris!".
(oui enfin, cette pensée n'engage surement que moi).
à peine installée à ma caisse, j'ai dû enchaîner les petites vieilles (mais elles sont généralement gentilles en fait, je dirais même qu'elles sont mes clients préférés...toujours un petit mot gentil, et un "bon courage ma petite demoiselle" qui fait énormément plaisir).
puis, un mec bizarre qui a acheté une dizaine de baguettes, et pleinnnnnn de viande (et forcément, les code barres viandes-poisson-charcuterie ne passent JAMAIS, alors j'ai mis 20minutes à finir de passer ses putains d'articles). Le mec me jettait des regards furieux. Ben oui, connard, c'est ça d'être carnivore, faut assumer. C'est tout de même pas ma faute si tes codes barres foirent...
j'en ai de plus en plus marre, j'ai dû faire patienter 30minutes au moins une jeune maman entourée de ses marmots bruyants et agités, parce que ma caisse se bloquait tout le temps et que personne, comme toujours, ne répondait à mes coups de téléphone. c'est effrayant de se faire détester par les gens alors qu'on y est pour rien...j'ai pas vraiment l'habitude. Avant, les gens me détestaient parce que bien souvent, je le méritais.
Tandis que là, ils ne prennent pas conscience que je ne suis que la victime d'un job ingrat, tellement ingrat...(mais devrais je leur en vouloir finalement...je sais bien que c'est emmerdant d'attendre à une caisse).
bref, encore deux semaines et demi, et pas une de plus, il n'en est pas question. J'espère que tout se passera bien demain. Je fais une journée complète, je crains le pire. Et je sens déjà que je dois avoir des erreurs de caisse monstrueux...je dois manquer serieusement de concentration parce que rien qu'aujourd'hui, plusieurs clients m'ont dit quelque chose comme "mais vous avez oublié de me rendre deux euros!"
(alors je n'ose pas imaginer combien j'ai dû arnaquer de clients - sans qu'ils s'en aperçoivent - et sans le vouloir non plus; c'est pas comme si ça allait dans ma poche...)
je fais le serment de toujours être adorable avec les caissières...même si un jour l'une d'entre elles me fera poirauter trois heures. dans ces cas là, on ressent toute l'impatience du client, sa colere et son stress, et tout ça combiné à notre propre stress...si en plus vous êtes une angoissée pathologique comme moi, aie aie aie...
Demain, re-boulot, mais je suis payée double (jour férié). C'est une maigre satisfaction, enfin bon. S'il faut ça pour durcir le caractère, allons-y.
Je ne pense qu'au 16juin, ma délivrance. Et je pense aussi à septembre, mon autre délivrance. Je pense à Lui, il me manque tant, c'est carrément de la torture, et pourtant ça ne fait qu'une semaine que je ne l'ai pas vu. Il FAUT qu'il vienne me chercher samedi, passer ne serait-ce que quelques heures à ses côtés me fera le plus grand bien, et me redonnera du courage.
Sinon, je suis de plus en plus motivée pour reprendre mes études. Je penche pour psycho. Mais alors un truc assez détaché, des cours par correspondance, enfin ce genre de choses, pas trop "scolaires".
Vivement Le revoir. Le reste après tout n'a pas d'importance.
Note pour demain: ne pas mettre de mascara, et prendre un paquet de mouchoirs, au cas où.
Et sinon, garder en tête cette chanson geniale (merci à Vanessa):
C'est la caissière de chez LECLERC
Cette fille a l'air sévère
Je la prendrai bien sauvagement
Au bord du tapis roulant
Quand je la vois, moi j'ai la trique
J'avancerai bien au rayon optique
Elle me vente les saucissons
Le mien est en promotion
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
Malgré son air sévère
Elle sait surement y faire
C'est la caissière de chez LECLERC
Et quand je vide mon petit chariot
Je sens monter aussitôt
Le désir de la rendre heureuse
Sur la caisse enregistreuse
Je lui proposerai demain
De deux doigts bou, pour le prix d'un
Pourvu qu'elle se laisse faire
Pour les prix anniversaire
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
Malgré son air sévère
Elle sait surement y faire
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
Malgré son air sévère
Elle sait surement y faire
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
C'est la caissière de chez LECLERC
Malgré son air sévère
Elle sait surement y faire
C'est la caissière de chez LECLERC
(Elmer Food Beat)
Alors déjà, je me pointe à mon "boulot" (aïe ça fait mal d'appeler cet esclavage légal ainsi!!! ), 30minutes à l'avance (je suis rarement en retard pour tout ce qui est rendez-vous importants, cours, taff, etc).
Je vais prendre ma caisse (là où y'a tous mes billets de caissiere, NON je n'ai pas de voiture). Et vu que je suis en avance, je décide de compter le montant qu'il y a à l'intérieur...normalement; on doit toutes avoir 106euros en début de journée, c'est le montant de départ...(et le soir à la fin du boulot, on "enleve" de la caisse tout le reste, de façon à se retrouver le lendemain avec tjrs 106e, et ainsi de suite...).
et là, oh stupeur!!! je décompte 120euros! au lieu de 106e... et je n'ai absolument AUCUNE idée d'où provient ces 14euros en plus, vu que la veille j'avais tout bien déduis...alors j'ai commencé à paniquer un peu, en me disant que peut-être j'avais mal rendu la monnaie à un client, ou plusieurs, et que forcément, comme les français sont horriblement près de leurs sous (nous sommes un peuple pauvreeeee mais pas trop, juste assez pour être chiants), ils vont se pointer un jour au magasin, et donner leur ticket de caisse où bien entendu il y a MON numéro de caissière...(quoique à l'instant où j'écris ces lignes, je me dis que finalement, quelle preuve ont-ils que je leur ai mal rendu la monnaie?! ).
enfin bref...j'ai décidé d'ignorer ce fait (je me la joue très scarlett o'hara en ce moment: "ohhh j'y penserai demain...Demain est un autre jour..."). Je monte, attends qu'on me place à une caisse. et là le mec qui nous désigne notre numero de caisse me dit qu'il va me mettre au rez-de-chaussée (là où il y a le plus de monde), à une caisse nommée "moins de 10articles" (là où il y a encore plus de monde). Il ajoute "n'hésite pas à nous appeler si tu désires prendre ta pause! Généralement, personne ne veut être au rez de chaussée le samedi".
Moi, bonne poire, petite conne que je suis, j'ai pensé "arf, bon, ok, encore un mauvais jour bien stressant à passer...". donc j'y vais sans objection aucune...
laissez-moi vous dire que je n'ai pas tenu une heure. Il y avait je crois au moins 20personnes SANS ARRET qui attendaient à ma caisse, et tout le monde bien évidemment payait en liquide, alors forcément moi je me suis très vite retrouvée sans monnaie...ces connards de gens en plus n'avaient jamais 1centime, enfin bref, j'ai "pété un câble". Et j'ai même éclaté en larmes, quand "l'arriere" (c'est le mec qu'on appelle quand un code barre ne passe pas, quand on a vraiment plus de monnaie, quand on a un soucis avec un produit...etc) ne répondait JAMAIS aux coups de telephone que je composais désespérément.
quand il a ENFIN déccroché, j'étais en sanglots, une cliente m'a passé un mouchoir (mdr, mais quelle honte...moi-meme je n'ai jamais vu une caissière pleurer...j'en ai vu qui insultait les clients, mais jamais qui pleurait... - comme ça je serais la toute premiere caissiere en larmes? ). Je dis à "l'arriere": "écoute, si tu ne viens pas immédiatement à ma caisse, j'en ai rien à foutre, je verrouille mon tiroir et je me tire!". Le mec me dit "ok, pas de soucis, j'arrive!".
il est arrivé effectivement, y'avait 20paires d'yeux collées sur moi (mais ça ne flattait pas vraiment mon égo, non non - y'a meme la dame du mouchoir qui m'a dit "vous avez plein de mascara partout sur le visage").
il m'a dit "bon écoute, verrouille ta caisse, tu vas partir en pause, ne t'inquiete pas..." (je rappelle que j'étais là depuis moins d'une heure).
je fais fermer ma caisse, avec l'envie de me tirer de ce lieu horrible, et de m'enfuir loin de tous ces gens qui prennent moins de 10articles dans un grand magasin à trois étages comme carrefour...(et de ces mêmes gens qui pourront dire à leur famille "aujourd'hui, j'ai vu une petite caissiere pleurer").
j'ai pris ma pause, 5minutes aux toilettes pour nettoyer "mon mascara partout sur mes joues", et je suis allée "en catimini" jusqu'au bureau de Davy...j'avais vraiment dans l'esprit de partir, me tirer d'ici pour toujours, quitter ce boulot et essayer d'oublier ma honte et ce stress accablant...mais Davy m'a fait:
"bah alors?! qu'est-ce qui t'arrive?"
moi: je n'en peux plus!!! je veux partir, je suis désolée de jetter l'éponge si rapidement, mais je ne peux pas retourner en bas, à cette caisse, je me sens oppressée, je ne peux plus faire ce job...
lui (en riant): si tu savais le nombre de toutes les nouvelles recrues qui m'ont déjà dit ça...bon écoute,tiens, un verre d'eau, calme-toi, prends tout le temps que tu voudras, respire..je vais parler à ton chef de caisse pour qu'il te mette à un étage plus calme, et à une caisse de cartes bancaires.
(la caisse intitulée "carte PASS" là où on accepte que les cartes bleues, ou carte Pass, donc).
puis je suis remontée, avec lui, et on m'a placée là où j'ai pu passer ENFIN des heures d'esclavage tolérable (que de la CB, donc tout va plus vite, moins de clients, + de contact humain avec les clients, aucune erreur de caisse possible...QUE DU BONHEUR).
j'étais encore toute honteuse d'avoir fondu en larmes, mais les autres filles qui m'avaient vues m'ont dit que ça leur était arrivé plein de fois, surtout au tout début, et que ça m'arriverait encore. mais qu'au final, dans un mois je serais blindée, et malheur à celui ou celle qui me parlera de travers, dans la rue ou ailleurs (elles ont dit "quand tu sors de ce boulot, tu ne crains plus personne tellement tu t'en prends plein la gueule"...).
Bilan: davy est gentiiiiil. les autres filles sont gentiiiilles. les clients qui prennent moins de 10articles sont méchhannnnts. Les clients qui ont la carte PASS sont gentiiiiiils.
(par contre il est clair que les caisses Carte PASS sont très prisées de tout le monde, et que je ne pourrai jamais y passer toutes mes journées...il va falloir assumer un jour ou l'autre le stress des caisses normales - oui mais s'il vous plait, dans au moins deux semaines et PAS un samedi...).
A y'est, le métier rentre, et je suis la plus douée de toutes les nouvelles, ça me rappelle l'école, le lycée...il fallait toujours que je sois la meilleure, sinon rien. Et si je me retrouvais par malheur seconde, j'abandonnais tout, et je devenais la plus cancre des cancres. Une vraie plaie pour les profs (et le cas échéant, pour mes boss?).
Donc, là, malgré moi, je reste sur le qui-vive, de 14h à 21h...surtout aujourd'hui, pas une seconde pour souffler, on se serait cru à l'usine. Avec des "tut tut tuteeeeee" et des "avez-vous la carte fidélité?" (avec un sourire siiou plait, ça ne mange pas de pain).
Voilà comme ça, ceux qui lisent ce journal virtuel peuvent enfin se foutre de moi...ouhhhh elle est caissiere...
ma mère ce soir m'a carrément stupéfiée; elle m'a dit avec un éclat de rire renversant: "ah ça, c'est complètement différent que de danser dans les boîtes!"
(oui, ma mère pense que j'ai été gogodanceuse - au lieu de ce que la plupart d'entre vous savent).
que voulez-vous répondre à ça. Si j'avais dit "oui maman, mais là on est moins bien payé".
ou "oui maman, tu as raison, me revoici sur le droit chemin, je fais partie de cette grande famille des gens normaux, qui se démènent avec le smic mensuel pour vivre, c'est dur mais c'est ô combien gratifiant, MAMAN".
elle ne m'aurait pas cru, ou m'aurait gratifiée d'un air choqué.
certains pourraient me dire qu'au moins maintenant on ne me regarde plus comme un morceau de viande? eh bien non, bande de cons, on me regarde encore comme un morceau, oui oui oui. Viendez donc faire un tour dans cet hyper marché du 94...
heureusement, il y a Davy, et je viens de me rendre compte d'un truc: il est drôle! à l'heure de pointe, j'étais littéralement submergée (des files d'attentes hyperrrr longues à ma caisse), et il s'est glissé derrière moi pour me faire peur (mais gentiment). oui je sais, toi qui lisces lignes tu te dis "mouais, c'est nul".
mais essaye donc de passer 4heures assis à une caisse a chercher des codes barres pour des produits dont tu ne te serviras jamais (et pour 8euros de l'heure). Tu seras hyper heureux qu'on vienne te faire rire, meme betement!
bilan:
je dois tenir un mois. il le faut, c'est comme ça, et pas autrement.
je ne dois pas me suicider en cours de route; attendre la date de péremption de 30jours avant.
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"i kill people for 40cts", parce qu'une vieille (genre 50ans) m'a tapé un scandale pas possible parce que j'avais OMMIS de lui compter son bon de réduction de 0,40e sur son putain de pack d'eau de MERDE... pendant une heure elle est restée à ma caisse en m'insultant quasiment "VOUS AVEZ OUBLIE MES 40cts!!!!VOUS AVEZ OUBLIE MA REDUCTION".
mon dieu que les gens sont....argjgihndiedhgpegkpmfnvierfi...
Je dois sourire, lui faire un signe de la main à la fenêtre, et continuer. Puisque ce n’était rien.
Il s’habille, et c’est comme s’il n’était plus là déjà. Je suis seule, un homme est dans ma chambre, il prend son manteau, fait ses lacets, il se recoiffe devant le miroir, je suis seule avec un homme, il essaye de faire vite, il me regarde à peine, et je sens peser sur lui toute la faiblesse des hommes, cette lâcheté universelle, cette douleur qu’ils n’essayent même plus de combattre, qui fait partie d’eux, cette soif de se faire vite, ne pas prendre son temps…Il ne s’agit plus de moi, je suis seule, mais sans doute l'est-il encore plus.
L’égarement affolé de ses gestes, si je ne regardais pas vraiment je le haïrais, mais je regarde et je vois. Je suis seule, moi, mais lui est ailleurs, nulle part, il disparaît déjà, il s’efface, sans perdre de temps, il part et ne reviendra pas.
Libre d’aller. De disparaître, libre de n’être plus rien.
Ce qui suit est un vaste trou noir. Les jours défilent, je ne pense qu’à lui, mon absent, le magicien disparu, son dernier tour, sa grande illusion. Je l’attends encore, mais je fais mon deuil. C’est pire que s’il était mort. Il est vivant, quelque part, mais n’existe plus. S’il était mort, il vivrait partout, et même son odeur serait encore sur moi.
Je bois des verres avec des hommes, je souris et je m’invite dans leur lit. Je cherche, le son d’une voix, l’odeur d’une peau, la douceur d’une main, le rire d’une bouche…je cherche mais ne trouve pas, alors je ferme les yeux, je me retourne, et je crée l’illusion à mon tour. Avec ces hommes, parmi eux, certains peuvent lui ressembler, même un peu…pourvu qu’ils ne m’embrassent pas. Le baiser reste quelque chose d’identitaire. Patrick m’embrassait avec les dents, ses cils contre mes joues, sa barbe naissante doucement irritait le coin de ma bouche, et sa langue percutait ma langue. Je laisse le baiser aux souvenirs, je ne veux pas oublier ça, au moins ça.
Je pense multitude, je pense foule, je pense corps, je pense hasard. J’ouvre le chemin, me fait arche, à qui voudra bien émerger. Même une seule nuit. Rien ne compte, je ne fais que chercher, j’étouffe ce qui reste de vie et d’amour en moi dans des milliers de lits, des milliers de draps. C’est comme une noyade. Mais personne n’entend, ça ressemble à un orgasme, je pense corps.
Je cherche à entrer en lui, être lui, disparaître, n’être rien, libre d’aller nulle part, je dessine ses gestes égarés, je deviens lâche comme lui, je suis pire que morte, je cesse d’exister. Ce ne sont plus des jours, mais des semaines, puis des mois. Parfois je garde le même passager à mon bord, deux, trois nuits, jamais plus. Ils n’existent pas non plus, mais le savent, et s’ils l’acceptent, je reste un peu plus longtemps.
La vie devient alors étrange. Je ne sais plus qui je suis, et ce qui est précieux. Je suis dans le coma, j’entends et je vois, mais je ne me réveille pas. On me parle, vaguement, on me touche la main, on attend mon réveil.
On ne guérit jamais vraiment, et je suis pour toujours blessée de guerre. Des membres arrachés, qui ne m’empêcheront pas de marcher, mais qui ne feront plus partie de moi.
Sinon, mes résultats d'analyses disent: ABSENCE DE CELLULE SUSPECTE.
(rassurée, je-ne-vous-le-fais-pas-dire). Ouf, je n'ai pas de cancer (en même temps, à 20ans ça serait dommage, néammoins, les docteurs disent que l'absorbtion de drogues, alcool, etc, etc fait que beaucoup de gens de plus en plus jeunes se voient envahis de cellules cancéreuses inquiétantes).
Elisa et Morgane me manquent. Je me demande quand je trouverais le temps d'aller les voir.
Et sinon, pour les photographes qui m'ont contactée cette semaine où j'étais absente: je ne vais pas pouvoir faire de shooting avant lontemps, mon emploi du temps ne me le permettra pas (mais j'attends confirmation de mes patrons demain ou plus tard).
Mes nouvelles résolutions sont: ne plus m'angoisser pour un rien, en ce qui concerne ma santé, mon avenir, l'amour, l'amitié, etc. ça ne me fera pas de mal, je pense.
- Location:paris, the return.
- Mood:
giddy
ça m'a fait rire...*souvenirs*
et sinon, que dire de mon état d'esprit du jour?
nous sommes lundi, normalement le lundi je déprime à mort, mais là, non.
Je me sens heureuse. J'attends juste l'instant où je ne dirais plus "je me sens" mais "je suis". ça n'est pas tout à fait le même degré de bonheur. Cela dit le "je me sens heureuse" est plutôt un bon départ. Certaines choses qui m'encombraient l'esprit me paraissent tellement futiles désormais.
Je ne serais pas à Paris jusqu'à dimanche, pour ceux que ma vie passionne *shhhting*.
- Mood:
hopeful
ma soirée de samedi soir fut...éprouvante. je crois qu'en effet je ne suis pas faite pour les mondanités, ces trucs me soulent de plus en plus, et ces gens bourrés de fric depuis leur plus tendre enfance manquent tellement de personalité, ça en devient navrant. J'avais plusieurs fois envie de leur cracher au visage (mais je suis bien élevée tout de même, et j'y suis allée molo sur le champagne - parce que bon, hein).
A un moment, à notre table deux bourgeoises parisiennes de 40ans chacune sont venues nous rejoindre. L'une d'elle m'a regardée, et d'entrée, sans même me demander mon prenom, elle me fait un sourire condescendant:
- tu as l'air si jeune, tu dois avoir l'age de ma fille, et je sais que ta mère ne serait pas ravie de savoir que tu sors le samedi soir...
(sans blague, elle sort d'où cette femme? moi qui suis d'un bon fond quand même, souriante, aimable, charmante, je peux encaisser n'importe quoi en public, vous pouvez m'insulter et je resterai calme, genre "je n'entends pas ce que vous me dites, il y a des interférences je crois").
mais ce soir là j'ai fait preuve de la plus grande froideur à l'égard de ces deux mégères BOBOs.
je déteste ces gens, c'est dingue. A la limite, les seuls que je peux supporter dans ce panier de langoustes (ou crabes), se sont les artistes totalement allumés qui semblent voguer dans un monde completement different du notre: si tu les écoutes parler, tu passes une bonne soirée, tellement ce qui sort de leur bouche est drôle. enfin bref.
j'ai donc passé ma soirée en conservant mon air hautain et suffisant (autant jouer à leur jeu), je suis sure que j'avais l'air sûre de moi. et en tout cas j'essayais de leur dire avec mon regard "non je n'appartiens pas à votre monde, mais putain, qu'est-ce que j'en suis fière!".
à un moment l'une des deux mégères parisiennes me dit "le français est la langue la plus parlée dans le monde".
moi je fais "ah non, il me semble que c'est le chinois, désolée".
elle me dit "non non, attends, je sais quand meme ce que je dit, tu n'as pas idée de toutes les personnes dans le monde qui parlent le français"
moi: "à part la france, le quebec, certains pays d'afrique, une pincée de pays d'amérique du sud, les îles et une population minoritaire du Liban et alentours, personne ne parle le français..."
(quelle conversation passionnante ont ces gens, tout de même).
et je ne relaterais pas le moment catastrophique où les mégères chics ont entraperçues mon tatouage... j'ai même eu droit au sermon "mais tes parents le savent?"
+ un joli "c'est comment, la vie en banlieue?"
là, j'ai envie d'un bon mois à la campagne...
J'ai même eu la nausée pendant la dernière demi-heure...
En fait ça parle de deux touristes américains, et un Islandais qui font le tour des capitales de l'europe, pour baiser, s'éclater, la totale: paris, londres, bruxelles, amsterdam...
et justement en Hollande ils se retrouvent chez un type un peu bizarre qui leur dit: "vous voulez filles? Belles filles? Vous allez Slovaquie, très très belles filles là-bas, parce que adorent americains jeunes comme vous"
(oui il parle pas très bien anglais).
Les trois nigauds sont enthousiastes, ils se disent qu'ils pourront baiser à tout va les magnifiques filles de l'est...ils prennent donc le train jusqu'à une petite ville (un village même, et en ruine) à côté de Bratislava.
Ils prennent une chambre dans l'auberge de jeunesse du village et partagent déjà leur chambre avec deux superbes nanas, russes, italiennes, enfin on sait pas trop. Sexy et pas farouches...
le soir ils les suivent "à la disco" (prendre accent slovaque pour dire ça), tout se passe bien, ils baisent tous dans la chambre en rentrant et le lendemain, le touriste Islandais a disparu. A la reception de l'auberge, on leur dit que le mec a pris ses affaires et qu'il est parti, sans laisser de mot, ni rien, il a tout simplement réglé sa note, et s'est barré. Les deux amerloques s'inquietent, puis finissent par conclure que ça doit etre normal en islande de planter les gens comme ça.
et je vous raconte pas la suite, mais brrrr!
(je n'irais jamais en Slovaquie pour la peine, nha! c'est degoutant...)
Je sors de chez le médecin, je suis pile dans les temps, un peu bousculée par ce qu’il m’a dit, mais j’essaye de faire abstraction, du moins le temps de passer l’entretien (je pleurerais sur mon pauvre sort ce soir, bien à l’abris sous ma couette, comme un bébé).
Je me dirige vers l’entrée du personnel, demande Mr Q. (nous l’appellerons ainsi), et patiente devant son bureau. Lorsqu’il m’ouvre la porte, oh, stupeur et tremblements ! Mr Q. n’est autre que Davy (Davy Q. donc), l’homme de dix ans mon aîné dont j’étais amoureuse il y a quelques années…je l’avais connu quand j’avais environ onze-douze ans, j’étais encore vierge (je me repère chronologiquement grâce à ma période « perte de virginité »). On faisait de l’Aïkido ensemble, et déjà il avait plus de vingt ans, c’était un « grand », et j’étais grave amoureuse (il faut croire que je n’ai jamais aimé les mecs de mon âge ?! ).
En plus à l’Aïkido il était toujours super gentil avec moi, il m’a appris plein de prises (vous pouvez pas comprendre).
Il n’a pas changé, si ce n’est qu’il a pris beaucoup de maturité dans le regard, il a perdu son air juvénile qu’il avait toujours à l’époque. Mais il s’est vachement musclé ! et puis ça m’a fait tout de suite bizarre de le voir en costume cravate (essayez de revoir votre « amour » d’enfance, et vous comprendrez…surtout quand on ne l’a vu qu’en kimono blanc…)
J’ai attendu de voir s’il me reconnaissait, et en fait non, ce n’est qu’après, dans son bureau (mon dieu je suis dans le bureau de Davy !!!! Il y a 8ans j’aurais tué pour ça !!! oui je sais, il a un prénom ridicule, je me suis toujours demandé d’ailleurs si ses parents étaient fan de Davy Crockett, ou pas…je crois qu’on ne le saura jamais, Mr Q. conservera pour lui le mystère de son prénom). Dans son bureau, donc, il m’a fait prendre place, il a feuilleté mon cv, et tout, et tout…et c’est quand j’ai commencé à parler il a posé les yeux sur moi.
- on se connaît, non ? Ou alors je me trompe totalement.
- J’ai eu la même impression, Mr Q.
(Rougissement prononcé de ma part…sourire ravageur de Mr Q.).
Aïkido, en fais-tu toujours, que deviens-tu, ben tu vois, je cherche du travail (hihihi), et toi je vois que tu es gérant, whouah, ça alors…
C’est quand il m’a dit « c’est dingue ce que tu as changé, je ne t’aurais pas reconnue dans la rue » que j’ai commencé à flipper…j’ai prié intérieurement pour qu’il ne devine jamais qu’il a enflammé mes rêves et mes nuits de préadolescente. Puis après je me suis dit qu’on avait quand même 10ans d’écart, et qu’à l’époque, 10ans c’était énorme, qu’un mec de 20ans et des poussières puisse tomber amoureux d’une fille d’un peu plus de 10ans, ça ne s’était jamais vu, ou alors le mec était considéré comme pédophile, et Mr Q. n’a jamais posé la main sur moi (unfortunately). Enfin sauf pour des prises d’Aïkido, mais elles n’étaient pas très sexuelles (sauf pour une fillette de onze ans). On a dû discuter pendant une demi heure, je lui ai raconté ma vie sans les détails, et sans la période « drogues, alcool, strip », plutôt mourir que de choquer mon amour de préadolescence ! (et mon patron de surcroît). Finalement il a dit un « si je m’étais attendu à ça… », et un « j’espère que tu te plairas parmi nous ».
Le monde est petit tout de même…manquerait plus qu’un jour je rencontre Jimmy, Thomas, Sylvain par hasard (trois mecs qui étaient dans mon collège, et qui ont occupés tous mes fantasmes pendant quatre ans – un par un). Tous réunis pour voir comment la petite Carole, ce garçon manqué que personne ne regardait est devenue une femme (vous l’avez dans le cul les mecs hein ?! ).
Blurp.
- Mood:
blank
on gardait tout ça secret evidemment, mais un jour, forcément, nos deux faces adultérines se sont retrouvées dans Voici (ou un autre journal). Ouh pas biiiiien, firent les menageres de plus ou moins 50ans, ouhhhh pas biiiien firent les journalistes, ouhhhh pas biiien firent tout le monde.
un journaliste me proposa 500 000dollars (oui, c'était en dollars dans mon reve) pour une unique interview, afin que je dise ce qu'il en est: etions nous amoureux l'un de l'autre ou se contentait-il de me baiser et de se refugier avec moi dans une histoire d'amour passionnée? pour bien entendu fuir ses responsabilités, Cecilia la frigide et la france parfois un peu trop chère à payer.
l'interview commence et je dis tout (meme dans mes reves, j'en ai gros sur la conscience). que ça fait des mois, que c'est un homme merveilleux malgré tout ce que l'on pense (ahahahah - je precise que je suis abstinente depuis bientot un mois , donc le fait de fantasmer sur sarko, c'est pas si bouleversant que ça, remettez vous les amis). que je l'aime et peu importe s'il ne m'épousera jamais (parce que je ne rentre pas dans les normes d'une femme de president, ni d'une épouse tout court de toute façon - meme dans mes reves je suis à la fois desirée, et indésirable, SU PE R ).
et la suite, je me souviens pas. juste que le reve etait tourné et filmé comme une tragedie du cinema français (ou comedie romantique, mais triste, forcément).
- Location:paris
- Mood:
blah
non c'est rien, c'est l'instant JaquelineL'Eventreuse du jour...on a tous un coté psychotique en nous, le mien vient de s'exprimer, merci pour cette minute d'attention.
j'ai juste envie d'espace là, l'impression d'étouffer. Il va falloir que ça sorte d'une façon ou d'une autre sinon je risque d'émasculer le premier qui me dira un "boujour" de travers.
Je ne suis pas folle, vous savez.
Ah, sinon j'ai vu The Island, j'ai adoré. Une raison de ne pas me défenestrer: traquer les livres et les films geniaux.
- Location:france, grise france
- Mood:
rejected - Music:everybody hurts - REM
J'ai visioné toute la saison 3 de Desesperate Housewifes (geniale), et je suis en train de regarder la saison 4 de Nip Tuck (un peu tirée par la peau du visage - "par les cheveux" si vous préférez- mais Nip Tuck ne serait pas Nip Tuck sans ça...). J'adore l'épisode où le bébé Connor est un jeune homme (15ans vers le futur) - et où on a vraiment de la peine pour ce vieux beau de Dr Troy -et dire que c'était mon fantasme absolu, le Dr Troy...ahhhhh (soupire).
Sinon, j'adore les petites piques vers la Scientologie.
j'ai été voter, a y'est. J'y suis allée le ventre découvert, pour faire ma petite playmate de banlieue, histoire de rendre ce truc un peu plus fun. Si m'sieur passe, au moins ça me donnera une excuse pour quitter ce très vieux pays qu'est la France. Si m'dame passe, je demande à voir. Quelle election de merde tout de meme. Quelle politique de merde. et c'est sensé nous motiver...alors qu'on ne croit déjà plus en rien, bravo la France. i don't feel involved.
quoi qu'il arrive, beaucoup de gens seront in da shit.
- Mood:
discontent
Il est vrai que je sors pas beaucoup, juste pour déposer quelques CV, ou prendre des rendez vous chez le médecin. Mais franchement je croyais que ça serait plus dur. Pas de crise de manque, pas d'obsession, ah si, une "légère" envie de tenir une cigarette entre mes doigts hier soir, juste avant de m'endormir, mais c'est tout.
Je suppose que s'il y avait des fumeurs autour de moi je tiendrais un tout autre discours...
J'essaye de ne plus être autant à fleur de peau sur certains sujets, mais c'est dur. Je suis en pleine transition, ma vie, mon corps, ma façon de penser, le regard que je porte sur moi, tout est en train de changer de façon radicale. J'ai la désagréable impression qu'il suffirait de la moindre faiblesse pour que tout s'écroule et que je reparte de zéro. Ce que bien sur je ne veux absolument pas. Je n'ai certainement pas fait tout ce chemin pour en arriver à ce genre de conclusion.
Rester patiente, positiver, sortir de la passivité...bref, que du bonheur à prévoir, de longues semaines de souffle court...hum, j'aime partir à la guerre.
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En ce moment je lis "pulp" de Bukowski
(merci Fabrice pour l'idée! )
- Mood:
hopeful
